La Yegros

PAYS: Argentine
LABEL: Canta La Selva records
ALBUM: Nouvel album en mars 2024
STYLE: Latin Digital Folklore
LINE UP: 5 (chant, claviers/accordéon, guitare, percussions, électronique)
BOOKING: Worldwide/Monde
TOURNÉE:  Avril à Novembre 2024


Couronnée reine de la nu-cumbia, La Yegros ne s’est pas endormie sur ses lauriers. Entourée par les mêmes complices qui l’épaulent depuis une dizaine d’années, mais désireuse de se renouveler, elle s’est attelée à l’enregistrement de son quatrième album, qui tranche dans sa discographie. Quoique son folklore personnel est toujours enraciné dans les expressions populaires sud-américaines, La Yegros absorbe désormais les musiques contemporaines mondialisées, tout en abordant des sujets intimes, souvent mélancoliques voire douloureux, qu’elle surmonte avec le même ressort qui l’anime en concert. Rien n’entrave la tornade argentine, d’autant plus passionnante que des considérations personnelles affleurent aujourd’hui sous le vernis des ambiances festives auxquelles elle met le feu.

La Yegros est remontée sur scène, en 2022, pour fêter un anniversaire : les 10 ans de Viene de Mí, son tube extrait de l’album du même nom, sorti en 2012 en Argentine puis en 2013 dans le monde entier, qui a propulsé sa notoriété internationale. On découvrait alors une chanteuse grandie dans les traditions de son pays. Ses parents sont originaires de Misiones, une province voisine du Brésil et du Paraguay, où les bals sont ambiancés au son du chamamé (mélange de polka et de musique guarani), du carnavalito (un folklore andin) et de la cumbia colombienne. Mais elle-même est native de Buenos Aires dont les nuits sont animées par les basses du dancehall et des musiques électroniques. Ces influences ont fusionné dans deux albums supplémentaires, Magnetismo (2016) puis Suelta (2019), couronnés de succès et suivis par des tournées survoltées lors desquelles La Yegros a pu déployer sa nature généreuse, son énergie inépuisable, sa personnalité exubérante et son enthousiasme communicatif.

Pour enregistrer son nouvel album, La Yegros a fait confiance à la même équipe qui gagne depuis Viene de Mí. D’une part, le producteur King Coya (Gaby Kerpel), pionnier des expérimentations synthétiques appliquées aux musiques traditionnelles, qui reste son fidèle complice depuis une vingtaine d’années. D’autre part, le compositeur Daniel Martín qui sait trousser des mélodies pour rêver et des hymnes pour chanter. Inséparable et complémentaire, le trio concocte toujours cette mixture redoutable où les instruments acoustiques rencontrent les samples et le roulement des machines. Mais les nouvelles productions ne se reposent pas sur une formule qui a fait ses preuve. Généralement co-réalisées entre la France et l’Argentine, elles s’émancipent des genres trop définis. La Yegros y tricote des rythmiques inédites et intègre des sonorités inouïes chez elle, issues des dernières tendances urbaines, en plus des échos de reggae ou de funk. Quant aux paroles, alternativement signées par le trio, elles sont incarnées par La Yegros dont la voix charismatique questionne une période de sa vie ballottée par des vagues d’amour et de désamour, de joies et de peines, d’euphorie et d’angoisses, d’indulgence et de rancœurs.

L’album est ouvert à tous les vents. On y entend une guitare funk autant que des flûtes andines, la mélancolie du bandonéon et le roulement des tambours, un blues touareg rehaussé de cuivres, des boucles house ou électro-cumbia, les bassons d’une orchestration chambriste. Le folklore 2.0 de La Yegros, nourri de son inspiration bigarrée, tantôt tendre ou exalté, a été imaginé comme un hymne à l’amour et aux sentiments contradictoires qui s’y manifestent. Comme toujours, il a aussi été conçu avec la scène en ligne de mire. Éclos dans une tempête d’émotions chavirées, l’album constitue une mixture d’autant plus explosive que le live qui l’accompagne a été musclé. En plus de la formation habituelle avec guitare, accordéon et percussions, un musicien maniera synthétiseurs et machines pour booster le turbomoteur électronique. On peut, de toute façon, compter sur la chanteuse pour affirmer un caractère de plus en plus tranché au fil des projets. Et pour ne surtout rien lâcher. La Yegros est de retour et ses batteries sont gonflées à bloc.

 

Références: Lincoln Center New-York (US), Lollapalooza (Argentina), Roskilde (Denmark), Fusion Festival (Germany), Sziget Festival(Hungary), Transmusicales (France), Jazz Café (UK), Paleo (Switzerland), Printemps de Bourges (France), La Cigale (France), La Linea (UK), Les Vieilles Charrues(France),Mawazine Festival (Morocco), Lowlands (The Netherlands), Chill Out Festival (Turkey), Esperanzah (Belgium), Mundial Festival (Canada), Way Out West (Sweden), Womex (Spain), Seoul Music Week (Korea)…

« De la world music qui fait rêver et danser. » – Les Echos

« Exubérante diva argentine. » – Le Point

« Si jamais Pedro Almodóvar voulait une nouvelle muse, il n’a pas besoin de chercher plus loin que La Yegros, la reine excentrique de la nu cumbia. » – Songlines (UK)