JAMESZOO


PAYS: Pays-Bas
LABEL: Brainfeeder
ALBUM: Fool
STYLE: Naive Computer Jazz
LINE UP: 4 (claviers/électronique, guitare, batterie, basse)
BOOKING: France
TOURNÉE: toute l’année


En ce printemps 2016, Jameszoo rejoint le label Brainfeeder (Kamasi Washington, Thundercat) avec un album qui trouve naturellement sa place dans la ligne du label de Flying Lotus, qui s’efforce de proposer sa définition du jazz moderne.

Dans le monde de l’art, le mot naïf a gardé une part de son sens originel : un étonnement qui produit un art spontané et intact. C’est cette qualité qui est au cœur de Fool – premier album de Jameszoo sorti sur le label Brainfeeder – qu’il décrit lui-même comme du « jazz électronique naïf ».

Le mot ‘naïf’ vient du latin ‘nativus’, qui veut dire ‘natif’ ou ‘naturel’. Aujourd’hui, la naïveté est surtout vue comme un manque d’expérience ou de jugement, mais dans le monde de l’art, le mot a gardé une partie de son sens originel : une qualité acquise dès la naissance, une innocence enfantine, et un étonnement qui produit un art spontané et intact. Pour Mitchel Van Dinther, le producteur/compositeur hollandais connu sous le nom de Jameszoo, c’est cette qualité qui est au cœur de son premier album Fool, qu’il décrit lui même comme du ‘jazz électronique naïf’.

Fool fut d’abord pensé par Jameszoo comme un ‘simple’ premier album mais se transforma très vite en un projet plus ambitieux. La première inspiration de l’album étant les limites de l’humain et le combat permanent qu’il mène pour les dépasser, Van Dinther a trouvé dans ce questionnement l’élan nécessaire pour créer une œuvre à la fois personnelle et pertinente : « il s’agissait de tourner une page et de m’assumer pleinement » dit-il.

Pendant l’enregistrement, Van Dinther a développé une véritable obsession envers les albums éponymes de Steve Kuhn (1971) et Arthur Verocai (1972) ainsi que pour le Rock Bottom de Robert Wyatt. Les mélodies, les compositions et l’idiosyncrasie de ces trois œuvres firent reconsidérer son approche au jeune producteur, qui choisit de délaisser les productions électroniques colorées pour lesquelles il avait été repéré. « Alors que l’électronique était le point de départ de mon travail de composition, il n’est aujourd’hui qu’un des nombreux instruments que j’utilise ».

Jameszoo n’a pas seulement pioché dans ces œuvres pionnières, il a également pris contact avec leurs créateurs et a convaincu Steve Kuhn et Arthur Verocai d’apporter leur touche inimitable à l’album. Ainsi, ‘The Zoo’ est une réinterprétation du morceau ‘Parlie’s Swine’ de Steve Kuhn, avec le maitre lui- même derrière le Rhodes et le micro (enregistré par Jameszoo à New York). La session avec Verocai a eu lieu aux Pays-Bas, sous la forme d’un jam d’une heure avec le compositeur brésilien et le chanteur Carlos Dafé. Après avoir raccompagné les musiciens à leur hôtel, Van Dinther fut cloué au lit par une grippe qu’il ignorait depuis des jours – ce qui finit par donner son titre au morceau ‘Flu’.

Avec Fool, Jameszoo a créé un album qui ne suit aucune règle pré-écrite et qui fait de sa ‘naïveté’ une force : « J’étais ennuyé au début de ne pas avoir le même background que la plupart des musiciens que j’admire mais je réalise aujourd’hui que ça peut aussi être une valeur ajoutée ».

Fool est le voyage de Van Dinther en quête d’une voix musicale dont il peut être fier et qui est susceptible d’inspirer les autres. Outre Verocai, Dafé et Kuhn, l’album réunit un casting impressionnant de musiciens jazz et classique dont le pianiste Niels Broos, les batteurs Julian Sartorius et Richard Spaven, les bassistes Raphael Vanoli et Stephen Bruner (alias Thundercat) et le saxophoniste John Dikeman. Toutes ces contributions et approches différentes sont tissées entre elles par Jameszoo, avec son électronique et sa naïveté.

Tantôt cohérent, tantôt désordonné, l’album se révèle toujours joyeux et expérimental : « J’ai essayé de créer quelque chose qui soit entre la tradition et la plaisanterie » explique-t’il, « les deux aspects me semblent essentiels ; si l’on s’en tient à la tradition, il n’y aura pas d’évolution »

Presse:

« Album teinté d’une réjouissante touche de malice créative. » – Jazz Magazine